Rumonge : Regain de la criminalité ciblant les femmes

Deux femmes viennent d’être tuées au cours de cette période des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes. Les associations de défense des droits de la femme demandent que justice soit rendue.

Ernestine Misago, 44 ans, de la colline Mutambara en commune Rumonge, a été tuée poignardée mortellement par son mari Ernest Havyarimana, dans la nuit du 20 novembre, indique Gashindi Sylvain Gashindi, chef de colline Mutambara en commune de Rumonge.

Son mari l’a poignardée à trois reprises au ventre et à la poitrine. Elle a succombé à ses blessures lorsqu’on l’évacuait vers l’hôpital de Rumonge, selon la même source.

Le criminel a été vite appréhendé et une peine de 20 ans de réclusion criminelle a été prononcée contre lui par le Tribunal de Grande Instance de Rumonge, selon la même source.

La victime était commerçante et son mari est boucher. Ce dernier mari accusait son épouse d’adultère mais sans pouvoir fournir la moindre preuve, assure le chef de colline Mutambara.

« Egorgée après être violée »

Léonard Sirabahenda, chef de zone Kizuka en commune Rumonge, rapporte que le corps d’une femme nue a été retrouvé très tôt le matin du 28 novembre sur la colline Kizuka.

Par la suite,  le corps a été identifié comme celui de Dévote Nshimirimana, enseignante à l’école fondamentale de Gakora dans la zone Kizuka.

Cette femme qui était enceinte est morte égorgée après avoir être violée, précise cette source officielle.

Les auteurs et les circonstances de ce meurtre ne sont pas encore élucidées, mais la police a indiqué avoir ouvert une enquête pour identifier les auteurs et les circonstances de ce meurtre. Pour l’heure, trois personnes, dont son mari, ont été arrêtées par la police pour  raisons d’enquête.

Késie Bagumako, représentante du réseau des femmes leaders (RFL Nyubahiriza), déplore que ces cas de criminalité se soient produits durant la période des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes.

Cette activiste fait savoir que la maison d’une femme rapatriée a été détruite par une autre avec laquelle un conflit foncier l’oppose sur la colline Gatete. Elle se félicite que cette femme a été rétablie dans ses droits après avoir plaidé sa cause, lors de la réunion tenue par le Premier ministre en province Rumonge.

Les associations qui militent pour la protection et la promotion des droits de la femme et de l’enfant demandent aux instances habiletés de faire des enquêtes afin que les présumés auteurs et les complices de ces cas de criminalité envers les femmes soient identifiés et traduits en justice.

Elles demandent aux autorités administratives et à la communauté tout entière de combattre, entre autres, les violences conjugales.

Les organisations de la société civile sont invitées à mener des campagnes de sensibilisation auprès de la population afin de prévenir les violences basées sur le genre, et partant leur résurgence.

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